Les sorties orchidées

Nous retrouvons, cette année, les orchidées des Baronnies. Une première sortie le 19 mai nous amène sur les pentes de la montagne de Gravas, face au vieux village de Vercoiran.

Le printemps pluvieux ne nous épargnera pas ! Quant aux orchidées elles sont encore timides, perturbées elles-aussi par la météo ?
Nous identifions néanmoins une nouvelle espèce, l’ophrys de Demange :

La deuxième sortie, le 16 juin se déroule près de Lachau. Nous rencontrerons de plus grandes quantités et variétés d’espèces.
Un aperçu des spécimens observés dans le diaporama ci-dessous.


Les photographes à pied d’oeuvre…


Retour de promenade

Les combes de Bellecombe

Elles abritent les ruines du château de Pennafort. Avec Michèle Bois nous partons vers cette montagne qui formait autrefois un fief de la baronnie de Montauban. Perché au sommet d’un éperon rocheux ce castrum contrôlait étroitement l’entrée d’un couloir situé à la descente du col de Soubeyrand.
Il n’en reste aujourd’hui que quelques pans de mur d’accès difficile. Heureusement l’érudition de Michèle et les dessins de Matthieu font revivre ce lointain moyen-âge.

 
  
Pour se faire une idée du château de Pennafort… (dessins Matthieu Morard)

  
Un passage étroitement surveillé !

Le traditionnel pique-nique

En descendant l’Ouvèze…en remontant le temps

C’est une longue promenade que nous entreprenons ce dimanche puisqu’elle nous mènera du moyen-âge au paléolithique…
Pierre André sera de nouveau notre guide ; il faut dire qu’il n’a pas son pareil pour vous aider à arpenter ces temps anciens, sauter les siècles, enjamber les millénaires. Grace à lui nous retrouvons avec émotion les traces de nos semblables qui peuplent les Baronnies depuis la nuit des temps.


L’abri Charasse 1


Le pique-nique dans l’abri Charasse 1

Dans son moyen cours, la rivière Ouvèze offre un débouché, via le ruisseau du Toulourenc, sur l’énorme gisement de silex des combes de Veaux sur les communes de Malaucène et Mollans-sur-Ouvèze.

Celui-ci a joué le rôle d’aimant, attirant et fixant le long de cette rivière et, de ses affluents, les groupes humains de toutes les grandes périodes préhistoriques. 

Ces populations préhistoriques ont fréquenté sinon occupé tous les espaces de cette zone géographique ; sites archéologiques à statut reconnu, implantés sur des terroirs variés : gisements en plein air, en plaine, perchés ou en pied de col, en grottes ou en abris sous roche. Ces témoignages constituent la trame du patrimoine archéo-préhistorique du moyen cours de cette rivière. 

Dans ce même terroir, le passage à la métallurgie, avec dans le premier temps, de probables  extractions locales de minerai de malachite (cuivre), vont donner au forgeron, nouveau spécialiste, un statut original. Celui-ci va s’amplifier avec la découverte de l’alliage cuivre/étain (bronze) nous laissant, dans le périmètre de la confluence Ouvèze/Derbous, de remarquables témoins archéologiques.

 


Les gorges de L’Ouvèze

Le Saint Julien autrement

Nous sommes une douzaine à partir à la découverte d’un Saint Julien ignoré des nombreux promeneurs qui l’arpentent habituellement. Pierre André nous guidera sur les traces du passé méconnu de ce mont emblématique du Buis.


Buis vu du sommet du St Julien

Mais laissons-lui la parole :

Si le rocher du St Julien au Buis représente aujourd’hui un espace de loisirs où les randonneurs croisent les grimpeurs, il reste pour autant le cœur du patrimoine buxois. Les très rares « explorations » de son passé préhistorique et historique, les découvertes fortuites ou raisonnées nous renseignent de fréquentations, si ce n’est d’occupations, depuis la nuit des temps.

Cette sentinelle avancée du massif alpin fut de toujours un point de repère dans le paysage. À ne pas en douter, les hommes de toutes les époques ont gravi ses pentes, sont partis à l’assaut de sa crête et nous ont laissé de nombreuses traces, un abondant mobilier archéologique, sur son flanc nord des reliquats de constructions : murs d’enceinte, tumulus, sur son flanc sud les restes d’une chapelle, preuves d’intérêts particuliers pour ce rocher et ses abords.


Au pied du St Julien, la plate-forme inférieure, ruines d’ouvrage défensif.

La Préhistoire Ancienne (Paléolithique Moyen : Homme de Néandertal) est représentée par un unique témoin découvert fortuitement par un promeneur, sur son flanc sud.

Sans transition, les premiers agriculteurs/bergers des périodes néolithiques (aux environs de – 5000 a.v J.C) ont marqué de leurs présences ce rocher et ses alentours.

Les découvertes qui alimentent de nombreuses collections privées sont riches de haches en pierre polie, de lames de silex, de nucléus et de tessons de poterie, mais aussi des témoins des Âges du Bronze et du Fer, soit plusieurs centaines d’objets au total.


La citerne


La grotte du lierre